Le monde du travail me fait la gueule !
Ecrit par Alex, le vendredi 20 novembre 2009 à 15:48 , dans General
Ca fait bien longtemps que je ne suis pas venue actualiser le blog: les semaines défilent, nouveaux boulots pour moi et mon chum, on travaille comme des fourmis pour économiser nos sous pour pouvoir dans un an chanter tout l'hiver sur un nouveau bateau dans les caraïbes...
Mais aujourd'hui, j'ai rendez-vous avec mon blog, un créneau horaire vient subitement de se libérer depuis hier: JE ME SUIS FAITE LICENCIEE ! 
Et oui, ça n'arrive pas qu'aux autres. Et ça fait tout bizarre quand ça vous tombe dessus. On m'a remercié a l'américaine : "au-revoir et merci". Pas de motif, pas d'explication, pas de reproche sur le travail accompli. Rien, néant, ce qui m'a laissé dans un état de stupéfaction et d'incompréhension totale.
J'ai été convoqué a 17h05 et j'ai rendu mon badge et mon talky a 17h20 et on m'a accompagné vers la sortie. Sur le pas de la porte j'ai regardé mon gérant dans les yeux en lui demandant un feedback sur mon travail, il m'a répondu un mot: "Genial". End of Story !
C'est comme recevoir une gifle fantôme... tu sais pas d'où elle vient mais ça fait mal a l'ego.
Je suis rentrée toute penaude a l'appart ou Hugo m'attendait avec tout le réconfort possible, pour aller a l'opéra avec Marie. Ma deuxième "1iere fois" dans la même journée: 1ier licenciement et 1iere fois a l'opéra.
Mon esprit ne pouvait s'empêcher de s'échapper entre les différents actes de la flûte enchantée de Mozart, pour ressasser tout ce dernier mois et demi de bons et loyaux services a raison d'un bon 50 heures/semaine. J'en aurais bien eu besoin moi du pipo enchanté deux heures plus tôt, qui rend tout le monde gentil et bienveillant.
Apres de longues heures de réflexions et d'analyse de situation badigeonnée d'une certaine préparation psychologique, je décidais de me présenter en magasin le lendemain pour faire une sortie digne de ce nom, ou en tout cas, digne de moi.
J'ai récité mon texte une 50aine de fois dans ma tête pour ne pas bafouiller ou trembler le moment venu. Et je suis passée au magasin a 10h ce matin, pour arriver a la fin de la mini réunion du matin. Je suis arrivée pile-poil au bon moment.... les regards un peu surpris se sont tournés vers moi, j'ai rassuré mon ex-boss sur le contenu de mon discours et j'ai juste fait de beaux remerciements pour le plaisir que j'avais eu de travailler avec toute l'équipe, en souhaitant une très bonne continuation a tous sur leurs chemins respectifs, et en me rendant disponible pour avoir le plaisir de partager un café avec eux a l'occasion. Et bha, ça vaut ce que ça vaut, mais j'avais le coeur qui battait super fort et qui résonnait jusque dans mes tempes. Discours impecc, ton de voix impecc. sans tremblements ni bégaiement, j'ai même eu droit a des applaudissements et des regards chaleureux, et puis je suis partie.
Je pense que j'avais besoin de ça pour récupérer un peu de dignité, et faire au moins une sortie "propre" ; et je suis vraiment fière de l'avoir fait.
Voila, une page se tourne...et ce qui ne tue pas nous rend plus fort.
Je dois attaquer a présent un nouveau chapitre de la saga "Alex et le monde du travail a Montréal"... la suite au prochain épisode
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